1900

          Une des nombreuses entreprises qui étaient installées à Ludes

 

23 juin 1900 – Journal « La Croix de Reims »

 

Jeudi 21 juin, une femme âgée de 60 ans, nommée Delabruyère, ne jouissant pas de toutes ses facultés, a mis fin à ses jours en se jetant dans un puits. Un puisatier de Reims descendit au fond du puits et remonta le cadavre de cette malheureuse femme. (Après vérification, il s’agit de Juliette Marie Jeanne NOIR, épouse de Delabruyère Eugène Armand, âgée de 31 ans.)

 

 

6 juillet 1901 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Vendredi matin, vers six heures, on a retiré d’un ruisseau dépendant des propriétés de M. Heidsieck à Ludes, le cadavre de Mlle Noélie Petit, directrice de l’école maternelle de cette commune.

Mlle Petit avait disparue de son domicile depuis samedi dernier. On ignore si on se trouve en présence d’un accident ou d’un suicide.

Mlle PETIT Louise Zélia, dite Noélie, âgée de trente six ans, est probablement décédée le 29 juin.

 

 

3 juillet 1902 – Le Petit Journal

Hier soir, huit personnes se baignaient dans la Vesle, à Puisieulx, au lieu-dit le Moulin de Couroux. Tout à coup l'un des nageurs, M. Georges-Albert Saguet, poussa un cri et subitement disparut sous l'eau. Son beau-frère, M. Henri Marc Jean Coquot, se porta aussitôt à son secours, mais à peine était-il par venu à l'endroit où son parent venait de disparaître, qu'entraîné lui-même par la force du courant, il coula à pic. Les témoins du drame organisèrent aussitôt les secours, mais malgré tous leurs efforts il se passa quelques minutes avant que les deux corps fussent découverts et ramenés sur la berge. Tous les soins furent inutiles. Mme Saguet, qui avait assisté impuissante à la mort de son mari et de son frère, n'a pu ramener que deux cadavres à Ludes où elle demeure.

 

 

14 juillet 1902 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Découverte d’un cadavre : le cadavre d’une dame Gabriel, disparue depuis plusieurs jours, a été retrouvée hier, vers cinq heures, dans les bois de Ludes. Le corps était en complète décomposition. La gendarmerie s’est rendue aussitôt sur les lieux pour procéder aux constatations légales. (Après recherche, il s’agit de Joséphine Octavie PETIT, épouse de GABRIEL Henri Gustave, âgée de 55 ans.)

 

21 juillet 1902 (Journal « Le Petit Troyen »)

Le 18 juillet 1902, un affreux accident s’est produit en gare de Ludes, sur le chemin de fer de banlieue, de Reims à Verzy et Ambonnay. Un bébé de vingt-deux mois, fille du chef de gare de Ludes, a été littéralement broyée par un train de voyageurs.

Cette malheureuse enfant, nommée Suzanne-Louise VALLÉ, jouait devant l’hôtel situé en face de la station lorsqu’arriva le train n°4, à 8h56. Quand le train reprit sa route, on entendit un cri déchirant poussé par Louise Vallé.

On se précipita à son secours. Malheureusement on ne pouvait plus éviter l’horrible drame. La locomotive et quatre wagons passèrent sur le corps de l’enfant.

 

 

1 octobre 1902 – Journal « L’Indépendant Rémois »

La municipalité, toujours désireuse du progrès et soucieuse de l’intérêt des habitants, vient de décider la création, à partir du 5 octobre prochain, d’un marché hebdomadaire d’approvisionnement qui se tiendra chaque dimanche, de 8 heures du matin à 2 heures du soir, sur la place de la République, en face de la Mairie. La vente sera interdite sur les autres places et dans les rues pendant toute la durée du marché. Aucun droit de place ne sera perçu.

Les commerçants de la région sont invités à s’y présenter et sont assurés d’être bien accueillis par la population.

 

11 octobre 1902 - Journal « L’Indépendant Rémois »

Vendredi matin, M. Mathias Walter, 47 ans, domestique chez M. Louis Sohet, propriétaire à Ludes, en descendant à la cave, perdit pied et roula au bas des marches. M. Mathias, qui s’était luxé le coude gauche, a été amené à l’Hôtel-Dieu de Reims et admis salle Saint-Bernard.

 

23 décembre 1904 (Le Journal)

Une affaire mystérieuse vient de mettre en émoi le village de Ludes.

Ces jours derniers, avait lieu à Ludes une réunion de famille, provoquée par les frères ROMAGNY, domiciliés dans cette commune. Deux ou trois jours plus tard, l’un des frères Romagny, auparavant très bien portant, tombait subitement malade et mourrait. Ce brusque décès défraya les conversations des habitants de la commune, et la rumeur circula que le défunt avait bien pu succomber aux coups et blessures qui lui auraient été portés par certains membres de sa famille, au cours de leur réunion, où s’étaient discutés des intérêts communs.

Une dénonciation anonyme parvint à la gendarmerie. Celle-ci ouvrit une enquête et entendit le maire de Ludes, qui déclara que le médecin, ayant délivré un permis d’inhumer, il avait pensé que Romagny avait succombé aux suites d’une maladie.

Par ordre du juge d’instruction, le cadavre a été exhumé, et le docteur Chevy, médecin légiste, en a fait l’autopsie. Pendant ce temps, M. Rosenfeld a procédé à l’interrogatoire de nombreux témoins.

 

 

26 février 1905

            Assemblée générale constitutive du Syndicat Agricole et Viticole de Ludes

Font partie du Syndicat les personnes qui adhèrent aux présents statuts et qui auront qualité de :

1° Propriétaires habitant Ludes ou ailleurs, faisant valoir des fonds ruraux sur le terroir de Ludes, soit par eux-mêmes, soit par serviteurs, fermiers ou métayers ;

2° Régisseurs, fermiers, colons et métayers préposés à l’exploitation de ces mêmes fonds ruraux ;

3° Serviteurs et ouvriers employés à l’exploitation desdits fonds ;

4° Et généralement toutes personnes exerçant une profession connexe à celle d’agriculteur et de propriétaire rural, et concourant à l’établissement des mêmes produits. Les femmes capables de contracter et remplissant l’une des conditions professionnelles indiquées ci-dessus, pourront faire partie du Syndicat et jouir de tous ses avantages.

 

Pour devenir Membre titulaire du Syndicat, à compter du 15 mars 1905, tout postulant devra être présenté par deux membres titulaires et être admis par la Chambre syndicale ou Conseil d’Administration à la majorité des Membres présents.

 

Composition du Conseil d’Administration

            Président                      Jules BAUDET

            Vice-Président              Félix LÉPOLARD

            Secrétaire                     A. GROJEAN

            Trésorier                      A. DÉROBERT

            Membres                      DERVIN-JUPIN

                                                Ernest QUENARDEL

                                                Edmond MONMARTHE

                                                Eugène DELABRUYÈRE

                                                Alfred CANARD

 

28 octobre 1905 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Un vol de choux a été commis au préjudice de M. PETIT Georges, cultivateur. Un individu, soupçonné de ce vol, a été interrogé par la gendarmerie. Le préjudice causé à M. Petit est estimé par lui à 4 fr.

 

24 juin 1906 (Journal Le Petit Troyen)

Mardi, vers 4 heures du matin, M. QUATRESOLS Emile, vigneron à Ludes, allait travailler aux vignes, quand il fut prévenu par un cultivateur de Mailly qu’un individu ne donnant plus signe de vie se trouvait étendu dans un champs, lieudit La Perthe. M. Quatresols se rendit à l’endroit indiqué et constat que l’individu était mort.

D’après l’examen du médecin, le malheureux aurait succombé à une affection organique aggravée par la misère physiologique. L’identité du défunt a pu être établie. C’est un nommé Jacques-Nicolas LONGIS, âgé de 63 ans, sans profession ni domicile connus, né à Neuville Day dans les Ardennes.

 

27 octobre 1906 (Journal La Lanterne)

          Une bande de cambrioleurs a dévalisé l’église de Ludes, et a enlevé des ornements sacerdotaux, des vases et des troncs. C’est la troisième église cambriolée depuis trois jours.

 

9 juin 1907     Journal « L’Indépendant Rémois » 

Décès à Ludes dans son domicile de Alphonse Ernest CLIGNET, 71 ans.

Ernest CLIGNET, ancien conseiller municipal sous les municipalités progressistes, ancien juge au tribunal de commerce, ancien commerçant et un des fondateurs de l’« Indépendant Rémois ».

 

21, 22 et 23 août 1907 : Concours de charrues vigneronnes en Bourgogne. (Bulletin du syndicat de la côte dijonnaise de janvier 1908)

 

Charrues interceps, 1er prix M. ROYER, constructeur à Ludes.

 

 

 

 

 

Ce type de charrues appelé Passe-partout a été inventé par M. Henri ROYER, viticulteur à Ludes (Marne), et il a figuré en 1908 au concours général agricole de Paris. Le Passe-partout (fig.4) se compose essentiellement d’un large soc de rasette S, de forme triangulaire en V ouvert, monté sur un pied cylindrique réuni au bâti d’une houe vigneronne par l’intermédiaire d’une boîte à colliers renfermant un ressort à boudin R. Le soc peut tourner autour de son pied formant axe vertical en tendant le ressort et il est ramené à sa première position par la détente du ressort.

 

9 avril 1908 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Un satyre à Ludes : après le satyre de Gueux, il nous faut signaler une affaire à peu près analogue à Ludes. Un nommé D…, de Reims, âgé de 49 ans, a été mis en état d’arrestation dans notre ville, hier, sous l’inculpation d’attentat à la pudeur sur une petite fille de Ludes.

 

26 août 1908 – Journal « La Tribune de l’Aube »

Suicide : dans la matinée de dimanche, on a trouvé, dans une mare d’eau appartenant à M. Germain, boulanger à Ludes, le cadavre d’un nommé Malot, journalier, âgé d’une quarantaine d’années. Avant d’exécuter son projet de suicide, le désespéré s’était lié les mains avec une lanière de cuir. Une enquête est ouverte.

 

29 novembre 1908 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Une affaire de contrefaçon – Le tribunal a entendu les plaidoiries dans une poursuite en contrefaçon intentée à MM. Henry Royer de Ludes, et Jean Dechery, de Fismes, inventeurs d’une charrue interceps, par M. Comment, de Dijon, propriétaire du brevet d’une autre charrue interceps.

M. Comment prétend que MM. Royer et Dechery ont copié son brevet qui indique l’emploi du ressort à lames et du ressort à boudin.

Me Raymond Garnier, du barreau de Dijon, soutenait les intérêts de M. Comment, et Me Brissart se présentait pour MM. Royer et Dechery. Les deux avocats se sont mis d’accord pour demander une triple expertise contradictoire et demander au tribunal de désigner un expert auquel s’adjoindront MM. Chappaz, professeur départemental d’agriculture, et Arnould, ingénieur à Paris.

Le tribunal a fait droit à cette demande.

 

12 décembre 1908 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Les cloches des établissements hospitaliers de Reims

L’Hôpital Général occupe depuis 1766, les bâtiments du Collège des Jésuites supprimé en 1762, et il conserve, dans l’étage campanaire surmonté d’une flèche au-dessus de l'entrée principale, deux cloches de son ancienne destination. On leur a adjoint, en 1858, une troisième cloche provenant du carillon de la Cathédrale, avec une quatrième fondue cette même année à Paris. La plus forte cloche n’a que 0m50 de diamètre, elle a été fondue en 1674 et nommée par Nicolas Fillette et Françoise Cauchon, seigneurs de Ludes : Deo opt. max. me Nicolao Franciscam nominarunt pii ac nobiles conjuges Nicolaus Fillette et Francisca Cauchon DD. de Ludes, anno 1674. — Une élégante bordure de fleurs de lis et de roses garnit le sommet ; sur la panse se détache le chiffre des Jésuites dans une gloire, avec les clous de la Passion au-dessous et autour : S. Rect. coll. Remen. Societ. lesu. Pas de nom du fondeur.

 

 

9 février 1909 (Journal Le Petit Troyen)

          Vendredi dernier, un ouvrier, M. Philogène COLAS, âgé de 65 ans, était occupé à extraire de l’argile d’un puits situé près du Craon de Ludes. Il était environ trois heures et demie de l’après-midi quand M. Colas remonta à la surface. Un ouvrier tournait le moulinet auquel s’enroulait la corde à laquelle était suspendu le puisatier. Il arrivait à l’orifice du puits, quand la corde se rompit.

 

La chute fut terrible ; le malheureux ouvrier, tombant au fond du puits, profond de vingt mètres environ, se brisa la colonne vertébrale. Tous les soins furent inutiles, car la mort avait été instantanée.

 

20 février 1909 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Dans sa séance du 15 février, le Conseil Municipal de Ludes, a, par huit voix, décidé le principe de la création d’un bureau de facteur-receveur des postes à Ludes, sous la condition expresse que les frais de toute nature qui incomberont par la suite à la commune : location et aménagement de l’immeuble, contribution de la commune au traitement du facteur, de la personne chargée de le suppléer, courrier-convoyeur, etc…, ne dépasseront pas le chiffre de la contribution payée pour le service actuel de la recette auxiliaire, soit au total 500 francs. M. le Maire a fait remarquer que la commune pourrait même réaliser, selon les circonstances, une économie de 150 francs par an.

Acceptons ces prévisions optimistes quoiqu’invraisemblables et attendons, pour juger nos édiles, le vote des subventions.

En attendant, et puisque notre municipalité est en gésine d’améliorations, ne pourrait-elle faire exécuter une décision mainte et mainte fois prise par toutes les municipalités précédentes et jamais appliquée, à savoir : la création d’abris pour les sabots des enfants fréquentant les écoles de jeunes filles, et la mise à la hauteur de la main des enfants des porte-manteaux qui sont actuellement inaccessibles.

 

28 février 1909 – Journal « L’Indépendant Rémois »

MORT RE FROID. L'identité est établie. Dans notre numéro d’hier, nous avons dit qu’entre la commune de Ludes et la ferme Saint-Jean, au lieudit les « Quatre Arbres », on avait retrouvé, étendu sur le sol, le corps d’un homme ne donnant plus signe de vie. Le malheureux avait succombé à une congestion occasionnée par le froid. A la suite d’une enquête, la gendarmerie de Reims vient d’établir son identité. C’est un nommé Noël Charles-Honoré, âgé de soixante-six ans, originaire de Courcelles-Sapicourt, qui vivait de mendicité. Il était en possession, au moment de son décès, d’une somme de cinquante centimes. Son corps a été ramené à Ludes, où aura lieu 1’inhumation.

 

24 mai 1909

Décès à Ludes de l'abbé Henri TRÉZAUNE

 

 

11 septembre 1909 – Journal « L’Indépendant Rémois »

        Une cantine scolaire ayant pour but de servir (pendant les vendanges et la houerie) un repas chaud aux enfants des écoles est en formation à Ludes, sous le patronage de M. le Maire et de MM. les membres de la Municipalité. L'accueil favorable réservé à la collecte fructueuse, recueillie dans la commune, ainsi que 1’empressement de la population, démontrent 1’approbation de chacun pour cette bonne œuvre.

 

        MM. Walbaum. Luling, Goulden, de la maison Heidsieck et C°, toujours humanitaires et toujours prêts à favoriser le bien, ont offert spontanément cent francs. Que ces messieurs reçoivent ici les remerciements de tous. L’élan donné sera certainement complété par d’autres généreux donateurs. Toute notre reconnaissance à ces bienfaiteurs et félicitations aux promoteurs.

 

11 novembre 1909

Commerçants et industriels habitant le haut du village :

      -       COLLIN-JUPIN, boulanger

      -       WALBAUM-LULING-GOULDEN, négociant en vins de Champagne

      -       FAMILISTERE Rémois

      -       ROZE-BRISSON, Café du Centre

      -       CANARD-DUCHENE fils, négociant en vins de Champagne

      -       COMPTOIRS FRANÇAIS

      -       LABET-CHAUVET fils, négociant en vins

      -       ROMEGIALLI-DEZAUTEZ, peintre en bâtiment

      -       VELLY BARBICHON, boulanger

      -       NOEL HUBERT, Café de la Fraternité

      -       LAURENT CHARLES, Café de la Liberté

      -       GERMAIN Henri, négociant en vins de Champagne

      -       JOREZ RENAULT, menuisier

      -       QUENARDEL-VAUTROT, menuisier-caissier

      -       CAPPE Clément, marchant boucher

 

27 Novembre 1909 - Journal « L’Indépendant Rémois »

        Sainte-Catherine. - Jeudi, les demoiselles de Ludes ont fêté Sainte-Catherine par une grand’messe chantée à dix heures et demie ; à l’issue de la messe, elles avaient organisé un banquet réunissant environ une quarantaine de demoiselles de Ludes, au domicile de l’une d’elles, Mlle Drapier. Le service était fait par quelques dévouées mères de famille. Le menu était des mieux composés.

       Toutes nos félicitations à Mme Arthur, femme d’un de nos plus sympathiques conseillers municipaux, qui avait offert gracieusement son concours pour la cuisine et le service. Le champagne avait été offert par les maisons Derobert, Delabruyère, François, Bicheron et Noël, etc. Au dessert, plusieurs jeunes filles ont chanté une cantate à Jeanne d’Arc, qui fut très applaudie. Le soir, à sept heures, dans la grande salle de M. Collin, les demoiselles ont offert un bal aux jeunes gens de Ludes. La plus franche gaité n’a cessé de régner toute la soirée. Chacun s’est payé de la danse et le bal ne prit fin que fort avant dans la nuit ; on s’est quitté à regret, on se donnant rendez-vous à Saint-Nicolas.

 

 

12 août 1910 – Accident mortel à Ludes – Journal « L’Indépendant Rémois »

          Un terrible accident vient de jeter la consternation dans la commune. M. Quatresols Emile, âgé de 38 ans, charretier au service de Mme veuve Monmarthe-Lepitre, rentrait dans la cour de sa patronne avec une charrette lourdement chargée de bouteilles. En tournant, il prit sans doute un peu court et les deux chevaux de flèche ayant rabattu trop brusquement, le malheureux charretier fut serré entre le timon de la voiture et la porte cochère. Il fit un tour sur lui-même et eut la poitrine broyée. Il prononça encore quelques paroles : « C’est fini, je suis perdu », fit quelques pas et tomba sur le sol. Relevée par les témoins de cet horrible accident, la victime fut transportée chez Mme Monmarthe, mais tous les soins furent inutiles, la mort avait accompli son œuvre.

          M. Quatresols laisse une veuve et deux enfants. Le défunt remplissait les fonctions de sous-chef à la fanfare Le Cercle d’Amateur, qui perd en lui un de ses membres les plus actifs et les plus dévoués.

 

25 janvier 1911 – Journal Le Figaro

          Révolte champenoise – Bien que le calme persiste, en général, dans le vignoble, quelques incidents, sans grande importance, du reste, sont à signaler en plusieurs localités.

C’est ainsi qu’à Ludes, des vignerons ont arrêté un camion chargé de vins qui sortait de chez un négociant et l’ont contraint à rentrer précipitamment.

 

8 avril 1911 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Accident d’automobile : une collision s’est produite au croisement des routes de Reims à Louvois et de Ludes à Puisieulx.

Le train de 4h.47 venait de quitter Ludes, deux automobiles se suivaient, se rendant à Reims à une vitesse plutôt exagérée, lorsqu’au croisement de ces deux routes, le second automobiliste, croyant sans doute avoir le temps de passer avant le train, fut pris en écharpe par celui-ci.

Le conducteur de l’auto en fut quitte, et c’est fort heureux, pour une blessure à la tête qui lui permit cependant de se relever et de continuer sa route dans l’auto qui le précédait, car sa machine fut mise en piteux état et dut être abandonnée sur le terrain.

Il est à noter que le mécanicien du train s’était conformé au règlement, c’est-à-dire qu’il avait sifflé avant le passage à niveau.

 

 

11 juillet 1911 – Journal « L’Indépendant Rémois »

          Un accident d’une certaine gravité s’est produit samedi dernier à la briqueterie du Craon-de-Ludes, appartenant à MM. Pic, Mill et Corn, de Verzenay. Vers six heures du soir, un terrassier originaire de Beine, M. Charles Leventre, âgé de 28 ans, travaillait à la bêche un bloc de terre glaise, lorsque tout à coup un morceau de ce bloc se détacha et renversa l’ouvrier qui fut grièvement blessé à la jambe gauche. En l’absence de M. le docteur Audoucet, son remplaçant, M. le docteur Louis Besthelin, fut mandé près du blessé et constata qu’il portait une fracture compliquée du tibia. Il prescrivit alors son transport à l'Hôpital civil de Reims et, hier matin, M. Leventre fut amené par les soins de son patron, M. Come, et admis salle Hourelle.

 

21 juillet 1911 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Succès scolaire. -  Nous avons été heureux de constater le succès complet remporté par les élèves de nos écoles laïques à l’examen du certificat d’études, le 17 juillet, à Ril1y-la-Montagne. Onze enfants, dont six garçons et cinq fillettes ont été présentés et reçus. Ce sont : MM. Baronnet Jean, Canard Pierre, Forget Henri, Goérand Albert, Sohet Gaston et Vautrot Maurice. Un septième garçon inscrit, le jeune Henry Charles, retenu à la chambre par suite d’un accident n’a pu subir l’examen. Mlles Chéart Cécile, François Suzanne, Huré Julienne, Idoux Berthe et Quénardel Henriette. Toutes nos félicitations aux maître et maîtresse qui se dépensent sans ménager leurs peines pour l’instruction de nos enfants.

 

12 octobre 1911 - Journal « L’Indépendant Rémois »

 

Vol : Chauvet Henriette-Hortense, 32 ans, demeurant au Craon de Ludes, a soustrait des vêtements au préjudice de Mme Farineaux. Quatre mois de prison.

 

19 mars 1912 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Dans la soirée de samedi, vers huit heures et demie, un incident s’est produit au poste de dragons établi au Petit-Bétheny, près des magasins à fourrages militaires. Le cavalier Albert Lamarche, du 1er escadron du 22° régiment de dragons, qui, une demi-heure auparavant, avait pris la faction, s’est volontairement tiré un coup de carabine dans le genou gauche. Le cavalier fut transporté au corps de garde, où l’on constata que la balle avait perforé le genou au-dessus de la rotule. Le capitaine Vigoureux fit diriger le blessé sur l’Hôpital militaire. On prévoit qu’il subira une incapacité de service. Ainsi que nous le disons plus haut, c’est volontairement que le cavalier Lamarche s’est blessé avec sa carabine. L’enquête ouverte par l'autorité militaire et par la gendarmerie de Reims établira sans doute à quels mobiles on doit attribuer son acte. Lamarche, engagé volontaire au 16° dragons, avait été nommé brigadier. Il avait été cassé le 28 décembre dernier. Redevenu simple cavalier, il avait été affecté au 22° dragons. Ajoutons qu'il s’était marié à Ludes avec Fernande Vély il y a environ deux mois, et que depuis cette époque il se plaignait de ne point obtenir de permissions assez fréquentes. En se mutilant volontairement peut-être a-t-il espéré obtenir un congé définitif, ou tout au moins un congé de convalescence. I1 est probable, en tout cas, qu’il aura à répondre de son triste stratagème devant le conseil de guerre.

 

25 juin 1912 – Journal « L’Indépendant Rémois »

Trop parler nuit !

 

Eugène Delozanne, cinquante-trois ans, domestique de culture à la ferme de Montfournois de Ludes, l’apprendra à ses dépens. Il s’est vu dresser procès-verbal pour ivresse et outrages par paroles à agents. Mis à la disposition du Parquet, il a été écroué à la prison de Reims.

 

 

20 août 1912 – Journal « L’Indépendant Rémois »

LUDES-VERZY. — Legs. — M. Delabruyère J.D., décédé à Verzy il y a quelques semaines, a légué à la commune de Ludes, la somme de mille francs en deux livrets de caisse d’épargne qui devront être décernés aux deux élèves les plus méritant des écoles laïques de Ludes, et cinq cents francs au Bureau de bienfaisance de la commune de Verzy. Merci pour ces généreuses pensées, l’une servira d'encouragement parmi les écoliers et écolières de Ludes et l'autre soulagera les indigents de Verzy.

 

 

28 août 1912 (Journal Gil Blas)

Cette nuit un violent orage accompagné de grêle s’est abattu sur différents points du vignoble causant d’importants dégâts. Les vendanges qui s’annonçaient superbes sont gravement compromises par les pluies torrentielles et froides qui ne cessent de tomber.

Près de Ludes, plusieurs wagons du CBR ont déraillé par suite d’un affaissement de voie causée par les pluies.

 

4 janvier 1913 Extrait d'un article paru dans  "Courrier de la Champagne"

          Vandalisme - M. Sohet-Tandart, propriétaire à Ludes, possède une croix au lieudit "Les Plantes" : c'est son droit. Cette croix, solidement scellée dans la pierre, semblait défier toute résistance ; il fallait, sans exagération, quatre hommes vigoureux pour la renverser. Néanmoins, dans la nuit de dimanche à lundi, elle fut brutalement terrassée par les individus dont on ose qualifier la conduite. Plainte a été aussitôt déposée à la gendarmerie, et il y a tout lieu d'espérer qu'elle amènera de bons résultats. C'est la quatrième fois que cette croix est profanée. Quatre fois déjà passés, une bande de jeunes vauriens en avaient brisé la plaque commémorative et arraché le crucifix ; eu égard à leurs parents, les auteurs de cette odieuse affaire ne furent pas poursuivis.

Croyez-vous que, malgré tout, on tint compte de l'indulgence du propriétaire de la croix ? On l'insulta grossièrement et on lui objecta qu'il n'avait pas besoin de mettre un Bon Dieu dans sa vigne. Oh! les braves blocards et les bons Français ! Ne trouvez-vous pas qu'ils ont une jolie conception de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité ?

 

8 février 1913

Courrier de la Champagne

L'agression de mardi soir. — Suivant de nouvelles informations plus complètes, l'affaire se serait produite ainsi : M. Edmond Joly était allé mardi, à une séance cinématographique. Il revenait vers minuit lorsque, entre Ludes et Chigny, il fut brusquement assailli par quatre individus dont l'un s'écria : « Allons, Bonnot, prends-le par les pattes. » Finalement, les quatre vauriens le fouillèrent, puis le jetèrent dans un fossé. Mais quoi qu'en dise le proverbe : « Dans la nuit tous les chats sont gris », deux de ces individus viennent d'être pincés et gratifiés d'un procès-verbal ; ce sont : Emile Fréminet, 24 ans, terrassier au Craon de Ludes, et Loiseau Valentin, terrassier à Ludes.

 

 

29 avril 1913

Courrier de la Champagne

Suivant acte en date du 19 avril 1913, M. Charles Emile ECARY a vendu à Mme Anna-Aimée BENOIT veuve non remariée de M. Léopold DONNÉ, le fonds de commerce à l’enseigne du « Café de la gare » situé rue de Mailly à Ludes.

 

5 octobre 1913 – Journal « Le Petit Troyen »

Arrestation d’un satyre. Il y a quelques jours, dans les champs de Taissy, un individu, surpris se livrant à d’odieux attentats sur trois fillettes, prenait la fuite. Ce triste personnage, un nommé Alphonse Meyer, vingt-sept ans, domestique de culture à Ludes, vient d’être arrêté.

 

 

9 novembre 1913

Courrier de la Champagne, journal de Reims

Un fils violent. — Romagny Amédée, 25 ans, demeurant à Ludes, s'étant querellé, le 24 octobre dernier, avec sa mère, il la frappa au poignet gauche d'un coup de marteau. Celle-ci alla se plaindre au maire de la commune, M. Canard. A son retour, elle retrouva son fils qui la frappa à nouveau d'un coup de poing à l'oeil.

 

Six mois de prison avec sursis.